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Hôtel de la Préfecture

Hôtel de la Préfecture

« On peut gouverner de loin, mais on administre bien que de près ». Cette formule issue du préambule du décret du 25 mars 1852 relatif à la décentralisation administrative évoque parfaitement les enjeux liés au rôle des Préfectures.

Jusqu’à la Révolution, la France était organisée en une trentaine de généralités, dirigées chacune par un intendant de justice, police et finances. Agents de l'unification administrative du royaume, les intendants étaient choisis par le Roi au sein de la noblesse.

Alors que l’'Assemblée nationale constituante supprime les intendants en 1789,  le Premier Consul Napoléon Bonaparte leur redonne vie sous la forme des préfets. Au sein des départements, créés depuis le 26 février 1790, le préfet est chargé seul de l'administration.

Le 28 mars 1800, le premier préfet de la Corrèze, Joseph de Verneilh de Puyraseau, s’installe dans les locaux de l’ancien couvent des Feuillants. En 1864, alors que le bâtiment menace de tomber en ruine, il apparaît indispensable de construire une nouvelle Préfecture. Les travaux débutent en 1866 à partir des plans des architectes J.Gardès et F.Hulot, au sein des cinq hectares du Clos Saint-Bernard, le long de l’Avenue de Paris. Ce n’est qu’en 1880, que le préfet Jean-Joseph Gragnon s’installe dans le nouvel hôtel de la Préfecture.

Malgré les changements de régimes politiques, l'institution préfectorale se consolide. Chargée de la mise en œuvre des politiques publiques, elle incarne la permanence de l’État sur tout le territoire.
Ce bâtiment de style Louis XIII, siège de l’administration préfectorale encore aujourd’hui, a été inscrit au titre des Monuments historiques le 4 mai 2000.